28 septembre 2009
question déco...
Il me reste une chose essentielle à faire avant de partir: DU SHOPPING...!!
J'ai en effet accumulé plein de babioles au cours des années passées à Mayotte, mais quelque chose me dit qu'il en reste encore un peu pour remplir mes cartons.
A mon avis...mais ce n'est que mon très humble avis...ne partez pas d'ici sans avoir en votre possession ce qui suit:
Les fameuses voitures en canette recyclée. Canette ou bombe de désodorisant, d'ailleurs. De toutes formes, de toutes les couleurs, et de 4 à 15 euros pour les plus grandes. Je suis fan, vraiment, et je commence à en avoir une belle collection.
Une 2CV, c'est pas top, ça...achetées chez Azad rue du Commerce à Labattoir, 25% en ce moment pour cause d'arrivage imminent d'un container. Faut faire de la place dans l'échoppe, alors ils bradent.
Des salouvas et des kichâles. La robe et le voile traditionnel des femmes des îles des Comores. Celui-ci m'a été offert par Anfiati ma bouéni pour mon départ. Je connais la valeur du cadeau, et même si les couleurs ne sont pas les miennes habituellement, c'est un cadeau précieux à mes yeux.
Dans le genre bout de tissu, nous avons les Récélés, ces broderies malgaches magnifiques et qui ne coûtent trois fois rien à Madagascar. En rideau, nappe, dessus de lit. Achetées à Nosy Be, mais on en trouve à Mayotte dans le village de Bouéni, par exemple. 60 euros ici contre 4 euros à Mada.
Dans le genre c'est pas de Mayotte mais c'est du coin, le jeu de l'Awalé avec des graines trouvées sur les plages en guise de pion. AFRIQUE ELEGANCE, rue du Commerce à Mamoudzou.
Les boites à riz en bois de baobab, qui ne garantissent pas l'absence de charançons, mais elles sont trop jolies pour s'en priver. Plusieurs tailles et plusieurs formes. Chez Azad, rue du Commerce à Labattoir ou chez Zena Boutique-Cavani-Kawéni.
Les chaises à palabre malgaches. J'en ai tellement que c'en est presque indécent pour un couple sans enfant. Zena Boutique
Les dvd ont trouvés leur place ici, tandis que le chapeau du chef veille sur eux. On a celle-ci depuis le début de notre arrivée à Mayotte et ma foi, le bois a pris une teinte plutôt grise. Il faut dire que sur la terrasse, elle n'a pas été épargnée du soleil ni de la pluie. Mais j'y tiens, et je la garde.
Dans les boutiques malgaches, on trouve de jolis meubles en bois exotiques. Telle cette table en palissandre taillée en un seul bloc. Elle a vécue, elle aussi, mais j'y suis très attachée.
Chez Pousse-Pousse, rue du Commerce à Labattoir, j'ai trouvé ce porte-crayon superbe typique comorien. Avouez que ça change un peu du pot de yaourt détourné ou du pot en similicuir que tout le monde a chez soi.
C'est en le voyant en gros plan que je me rends compte que pour épousseter ce bel objet, je vais m'amuser. Ouais. Pas une super idée en fin de compte.
Un râpe-coco en miniature. La place idéale pour y mettre la télécommande. J'en ai pris deux, du coup. Parce que j'ai plein de télécommande. En vente dans les stands malgaches du marché de Mamoudzou, ou chez Pousse-Pousse à Labattoir.
Les objets en fer forgé de Madagascar. Il aurait presque fallu faire une note entièrement consacrée à eux. Des lampes, des bougeoirs, des cendriers, des appliques...en forme de dauphins, de caméléons, de baobabs, de tortues, de tout ce qu'on trouve ici. Vous voyez la forme de ce bougeoir ?? j'ai le même en lampe sur 1m76 et je l'emmène en Bretagne.
Chez SOUS LE SOLEIL....EVIDEMMENT ...cliquez sur le lien...à Mamoudzou, en face de la barge, j'ai trouvé un piano africain, à peine plus grand qu'un livre de poche. Si vous aimez Amadou et Mariame, vous aimerez le son de ce piano.
Et le meilleur pour la fin: dans un petit stand malgache tenu par ma copine Marie au marché de Mamoudzou, j'ai fouillé un jour et j'ai trouvé ce zébu taillé en seul bloc. Dans l'astrologie normale, je suis zébu et je sens que celui-ci ne va plus jamais me quitter.
Comme au Bazari, n'hésitez jamais à fouiller dans les boutiques de Mayotte. On n'est pas à Paris: les vendeuses ont le sourire, on peut toucher, et les prix ne sont pas élevés. Tant pis si l'éclairage est au néon et la déco intérieure réduite à sa plus simple expression, on y trouve des trésors si on s'en donne la peine.
De retour en métropole, nous avons au moins la satisfaction de dire que nous avons acheté ça à Mayotte. Et non dans une petite boutique parisienne au doux nom exotique qui vous vend à un prix exorbitant un objet "ethnik-chic".
Cliquez sur le lien pour voir l'album arts des îles et sur MA DECO pour voir tout ce que je ramène de Mayotte.
Heu..à votre avis, le prochain thème de ma case en Bretagne, ce sera quoi..??
Kaay à Mayotte
03 juillet 2009
Pilon et mortier...
Depuis des années, j'ai envie d'avoir un tabouret africain. Un truc tout bête, un truc dans ce genre-ci, CLIQUEZ ICI ou le genre là, CLIQUEZ LA.
Mais après avoir cherché durant des années un menuisier capable de me faire à peu près la même chose, et après avoir entendu des multiples excuses telles que: je sais pas faire...j'ai pas du bois...j'ai du bois mais j'ai pas le outil...je comprends rien à ce que tu veux...je peux te ramener le même de Dubaï mais en plaqué or...je me suis fait une raison et j'envisageais de changer de fantasme de meuble ethnique lorsque je passais sur la route de Passamainty et vis une bouéni sur la côté de la route qui vendait ça:
Ok, me dis-je...oui, je me parle toute seule...à défaut de pouvoir avoir le tabouret de mes rêves, celui-ci fera tout aussi bien l'affaire une fois retourné.
A la base, il s'agit du mortier qui sert à piler les épices et les herbes pour préparer le repas. Ainsi que le riz qui est l'aliment principal de l'alimentation mahoraise.
Il en existe de plusieurs formats, des petits, des grands, des moyens. Le pilon est toujours fourni avec et le tout fait partie de la dot de la mariée.
Photo prise à Madagascar cette semaine par Pascal.
J'ai donc acheté ce mortier en guise de tabouret. Pas celui que j'imaginais, mais à défaut de grive, je mange le merle.
Ma bouéni me donne le nom en mahorais. Tu dis le Chinon. Le Chignon..?? non, le chinon. Ok, le chinon. Pas sûre de l'orthographe mais certaine du nom. Pour le pilon, c'est Mouinzi. Comme ça se prononce.
- Et tu vas piler la cannelle dedans...
- mais nan, la cannelle je l'achète en poudre.
- tu vas piler le riz...
- mais naaan...le riz, je l'achète en sachet
- mais tu vas piler quoi dedans, alors....
- rien, c'est pour faire joli
- ah...ouais....
Doivent nous trouver bizarre, les bouénis. Si, parfois.
Celui-ci est en bois de manguier. Il pèse environ 20 kg facile et il est finalement très beau comme tabouret d'appoint. Ou comme table d'appoint. Ou comme rien du tout d'appoint, d'ailleurs.
Et le pilon, au fait, j'en fait quoi...
besoin de votre aide. Vous en feriez quoi, vous, d'un pilon d'appoint..???
Kaay à Mayotte
21 juin 2009
Les récélés de Madagascar...
J'étais arrivée à Nosy Be en ayant dans l'idée d'acheter des récélés, ces broderies typiques de Madagascar. Et pourtant, hein, je n'aime ni les nappes, ni les rideaux ni même la broderie. J'assimile le tout à des choses vieillottes. Oui mais voilà: j'avais craqué l'année d'avant sur les nappes de coton d'un blanc immaculé et j'estimais que d'en avoir deux dans ma maison n'était pas suffisant.
Arrivée le samedi, je me dirigeais vers Claudine qui attendait le chaland à l'hôtel du Manga Be et lui dit à peu près en ces termes:
- 10 écus pour toi ma brave dame si tu me fais une douzaine de récélés pour vendredi.
- garde tes écus, ma belle, paie moi en Ariary et tu auras tes récélés vendredi comme promis.
- ah ok. N'empêche, crois-tu que tu sois capable de tenir le rythme...
- pas de problème, j'appelle mes soeurs, nous sommes huit, et on se met immédiatement à l'aiguille
Le moment crucial fut de choisir les motifs et les dimensions de chaque nappe et rideau.
- tu veux des dauphins, des tortues, des cocotiers, des ravenalas (arbre du voyageur..), des makis, des hibiscus...??
- oui, un de chaque. Ah non, pas de dauphin, ça fait comme les boules avec la neige, ça fait comme les chalets en faux bois avec les diaporamas de montagne quand on regarde par la fenêtre, ça fait mèmère...
- n'importe quoi, toi...des dauphins à la montagne avec du chalet en fausse neige, ça ne fait pas mèmère...je t'en fais un quand même. Si tu aimes, je te l'offre et si tu n'aimes pas, tu l'offriras.
- ok, ça marche, va pour le dauphin dans sa boule...je trouverais bien quelqu'un que je n'aime pas à qui l'offrir.
Et tandis que tous les jours, je travaillais ardemment à la couleur de mon bronzage, Claudine et ses soeurs travaillaient pour moi à l'ombre du cocotier.
Les récélés sont la spécialité de Madagascar dont le nom vient de Richelieu, et son point de broderie.
CLIQUEZ SUR CE LIEN pour voir des motifs différents. La prochaine fois, je prends un poulpe, je trouve ça trop sympa...!!
Le vendredi arriva et vint le temps des négociations. Claudine et ses multiples soeurs avaient bien bossées et j'avais tout ce que j'avais demandé quelques jours avant.
Mais je suis nulle en marchandage. Archi-nulle. Je trouve indécent de négocier un euro sur un rideau à 12 euros, surtout quand on sait le travail que ça suppose. Bref, j'ai payé le prix demandé, j'ai même payé le dauphin en lui faisant croire que j'aimais beaucoup...et je l'ai offert à qui de droit.
A Mayotte, toutes les maisons ont des récélés aux fenêtres, des récélés en guise de nappe et des récélés en guise de robe. Bref, tout le monde adore ça.
Mais quelle ne fut pas ma surprise le mois dernier d'en voir en Bretagne dans de jolies maisons de la Gacilly.
Je pensais que les récélés s'accommodaient mal avec un intérieur moins exotique mais finalement, ça marche aussi. Très bien même.
Si vous passez par Nosy Be, n'hésitez pas à demander aux femmes de vous en confectionner. Cet artisanat fait vivre tout une région. Et c'est une super idée de cadeau, pour ceux qui manquent d'imagination.
Au fait, vous partez ou en vacances ??
Une bonne semaine à vous tous, et même aux autres
Kaay à Mayotte
10 janvier 2009
Canettes recyclées...
Je craque pour les voitures en canettes recyclées et je vous en montre régulièrement ICI.

J'en ai trouvé plein au marché cette semaine, dans des couleurs primesautières. J'aime bien ce mot, primesautière, et je voulais le mettre quelque part. Voilà qui est fait.
Mater le toit, il a la capote. La canette de bière de Madagascar est devenue une jolie 2CV jaune pétant. Les portes et le capot s'ouvrent, nous avons donc une voiture DE LUXE...!!
Bon, là, c'est une bombe de spray désodorisant mais y a plus l'odeur...
5 euros la petite, 10 euros la grande, c'est pas très cher, mais c'est encore moins cher à Madagascar. Vu dans une boutique de commerce équitable à Vannes l'année dernière à 59 euros la grande...!!
Et Porsche, pourquoi ils font pas Porsche en canettes...??
Kaay à Mayotte
12 novembre 2008
Baobab Compagny...
Comme promis, quelques motifs sur les tee-shirt Baobab. Ci-dessus, le Bal des Margouillats.
Le fameux Banga de Mayotte
Les Baobabs de Baobab Compagny
Et un modèle ethnik qui doit faire son petit effet quand on le porte en métropole. Il en jette, quoi...!!
C'est lequel votre préféré ??
Kaay à Mayotte
05 novembre 2008
Un vernissage...
Je n'entends rien à la peinture. A la peinture en général. Quand on me demandait de dessiner un soleil en classe de maternelle, le mien ressemblait à une grand-mère en bigoudis qui se serait mis les doigts dans la prise. La maîtresse se demandait ce que j'avais bien voulu représenter, et je décidais pour le restant de ma vie que je détestais les sujets imposés. Notez bien que pour les sujets libres, j'étais tout aussi embétée et un jour, après une énième crise de larmes, je décidais que je détestais dessiner tout court.
J'ai entendu dire un jour qu'il fallait souffrir pour créer. Sans aucun doute, j'ai eu une vie sans souffrance pour pouvoir prétendre créer quoique ce soit, ne serait-ce qu'un plat cuisiné. Mais je reste persuadée qu'il existe des êtres malheureux qui n'ont aucun talent et qu'il y a des êtres sans problème qui créent de très belles choses. Enfin, ça, ça n'engage que moi. Je fais juste partie des personnes sans problème qui ne créent rien du tout, et ça ne me pose aucun problème d'ailleurs.
Je n'entends rien à la peinture, disais-je. Je distingue pourtant trois groupes: le premier est celui des tableaux qui me plaisent, de ceux que je mettrais sur les murs de ma case, parce que les couleurs sont harmonieuses, et que la scène signifie quelque chose pour moi.
Le deuxième est celui ou je n'aime pas du tout: c'est moche, ça me rappelle le tableau de biches buvant à l'étang accroché au mur de ma grand-mère (ou peut-être était-ce un tapis, je ne sais plus) et ce genre de truc ne passera jamais la porte d'entrée.
Et le troisième groupe est celui ou le tableau me laisse perplexe: Le genre ou l'artiste a peint un rond bleu sur un fond vert, ou une bande jaune sur un fond rose. C'est un exemple, hein, vous voyez ce que je veux dire. Si les couleurs me parlent, je pourrais me laisser tenter dans un instant d'euphorie, mais je ne suis pas certaine que j'aimerais regarder cette oeuvre tous les jours dans mon salon.
L'image que je me fais des artistes en général, et des peintres et sculpteurs en particulier est celle de personnes maussades, au caractère ombrageux, de grands timides à la limite de l'associabilité.
J'ai eu l'occasion dans la semaine de parler avec le peintre MARCEL SEJOUR et l'étonnement fut à son comble quand je m'aperçus que l'homme était jovial, courtois, bavard et cultivé, curieux doublé d'un grand voyageur.
Avant de connaître, encore que connaître est un bien grand mot puisque notre discussion dura en tout une demi-heure, avant donc de voir l'homme en réalité, j'aimais déjà ses peintures. Ses scènes de vie mahoraise sont colorées, joyeuses, drôles, émouvantes et je situe la peinture de Marcel Séjour dans le premier groupe cité plus haut.
A quelqu'un qui me demandait ce qu'il pouvait rapporter de son voyage à Mayotte, je l'orientais vers ses peintures. Plus qu'un objet ou un bibelot, un tableau invite au voyage permanent avec l'impression d'y être encore. Ou plutôt d'être DEDANS; lorsque je regarde le tableau du dessus, je ne regarde pas une image sur écran glacé, je suis dans la rue avec les bouénis.
Mais j'avoue, j'avoue: j'ai un faible pour sa série sur LES ZÉBUS et je verrais bien une dame zébu (e) sur un mur de ma chambre.
Le peintre Marcel Séjour expose ses oeuvres au M'Biwi Café à Majicavo du 13 novembre 2008 au 9 décembre 2008. Le vernissage aura lieu le 12 novembre à 18h30, et je compte bien m'y rendre pour vous raconter tout ça.
Photos prises sur son blog, avec son aimable autorisation.
Kaay à Mayotte
03 octobre 2008
La palissade en coco tressé...
Si le propriétaire de la maison que j'occupe, la SIM, sait parfaitement me réclamer des loyers déjà payés, elle oublie régulièrement de venir terminer la clôture de bambou commencée il y a deux ans. A certains endroits du jardin, j'ai une vue directe chez mon voisin, séparée seulement d'un mince grillage d'ou l'impression de vivre en colocation.
De guerre lasse, je m'apprêtais à faire un sitting au mieux dans les bureaux de la direction, une grève de la faim au pire pour exprimer mon mécontentement. Mais en période de Ramadan, une grève de la faim passe relativement inaperçue et , pour le sitting, je n'ai pas vraiment le temps d'y aller. Pas envie non plus.
Youssouf est passé un matin pour nous dire qu'il se ferait une joie de fabriquer des cocos tressés afin de cacher ce vilain grillage qui nous sert de délimitation. Top là...a dit le chef de famille, Pascal en l'occurence. Donc Youssouf s'est mis au boulot, il est grimpé au cocotier pour y prendre les palmes puis les a tressées chez lui et est arrivé chez nous avec tout le matos pour nous faire une jolie palissade.
A l'aide de son chambo, il égalise les tresses.
Il travaille vite, moi je me serais déjà entaillé une main. Au moins.
Posées les unes à côté des autres, les tresses sont maintenues entre elles par du fil de fer accroché à la grille de bambou.
Maintenues par une simple branche prise sur le premier arbre venu, ce système empèche les tresses de s'enrouler sur elles-mêmes au fil du temps.
Ecologique et sympa, quand le m'tsévé sera vieux, il suffira de le remplacer par de nouvelles tresses.
Voici ce que ça donne vu de devant. C'est propre, c'est quasiment opaque et ça change tout.
Mawa la chienne se demande comment elle va faire désormais pour regarder tout ce qui se passe dans le quartier. Personnellement, j'adore et je peux enfin déambuler dans mon jardin en maillot de bain sans risquer de choquer les âmes sensibles. La prochaine note: l'art de tresser les palmes et de grimper au cocotier.
Kaay à Mayott
13 mai 2008
Jeh et les calebasses...
On est toujours à la Pointe Mahabou à Mamoudzou et le soleil tape fort, très fort. Je me balade entre les stands, les artistes de cirque et la fraîcheur des sous-bois quand j'aperçois de loin un gros champignon qui m'appelle.
Jeh, (pour Jean-Henri...??) est un m'zungu au look rasta qui fait des lampes magnifiques dont le chapeau est en calebasse et le pied en graine de baobab. La hauteur fait environ 40 cm, et l'éclairage est très doux pour une terrasse ou une chambre. Il vous en coûtera 80 euros pour ses bolets en calebasse, ce qui est fort raisonnable quand on connaît les prix pratiqués par la grande enseigne Mr Bricolage qui vend des lampes affreuses made in China pour à peine moins cher.
Plus loin, un couple se prend la tête. Monsieur veut s'offrir une lampe mais Madame trouve que c'est trop cher. Elle ne sait pas regarder; elle n'a pas l'oeil et ne voit que le prix à débourser. Elle ne voit pas le travail de l'artiste, le fait-main, l'originalité, et les 10h de boulot que tout cela suppose. Elle ne s'arrête qu'au prix sans aucune considération du travail fourni. Si j'étais artiste, je refuserais de vendre à ce genre de cliente qui ne saurait apprécier un tel objet.
Jeh expose ses oeuvres à La Maison des Livres cette semaine. Pour ma part, j'ai regretté de ne pas avoir emmené d'argent et je vais rattraper cette erreur dès demain.
Numéro de téléphone de Jeh: 06.39.23.82.55.
Kaay à Mayotte
11 mai 2008
Saïd l'artisan....
Saïd est un artiste. Un artiste de la nature. Saïd a la vie révée que beaucoup lui envie: il passe ses journées sur les plages et récupère les morceaux de bois flottés, les graines, les coquilles de noix de coco et les coquillages pour en faire des masques. Un art de la récup' à partir de ce que la mer veut bien lui donner: La Fortune de Mer.
Tantôt sérieuse, tantôt burlesque, chaque pièce est unique et, si j'avais eu l'intelligence d'apporter un chéquier, je crois que j'aurais eu des difficultés à en choisir une.
Saïd m'explique que l'artisanat malgache a pris une place prépondérante à Mayotte, au point d'éclipser totalement l'artisanat mahorais. Son but est d'aider à faire revivre cet art en montrant aux élèves, par exemple, qu'il suffit d'observer la nature et de se laisser aller dans son imaginaire. Tout est permis, tout est possible, à condition de s'en donner la peine.
La vieille blague des familles: à offrir à votre belle-mère chérie en soulignant à quel point la ressemblance avec elle est frappante.
Les masques sont au prix de 30 euros, et l' atelier est à T'Singoni, le village de la Grande Mosquée. Voici son numéro de téléphone: 06.39.25.21.30 et saluons au passage l'initiative et la créativité.
Merci Monsieur Saïd
Kaay à Mayotte
20 février 2007
l'artisanat recyclé...
Au marché de Mamoudzou, j'ai acheté une petite voiture en canette de bière recyclée. Rien ne se crèe, rien ne se perd et tout se transforme dans les pays pauvres à l'image des éléments qui nous entourent.
Typique des pays du continent africain, cet art démontre toute l'astuce des gamins et des plus grands à transformer une simple canette de boisson gazeuse en objet ludique.
Les amateurs auront reconnus que la tôle est en canette de la fameuse bière Castel de l'Océan Indien, le pare-choc étant visiblement fait avec une boite de lait concentré
Un objet pouvant se recycler à l'infini et qui plait aux touristes, vous en connaissez beaucoup...?? mais ce n'est pas une raison pour les balancer par dessus bord sur la barge, ni par la fenêtre quand vous êtes en voiture, mesdames et messieurs les Mahorais....le lagon ne vous appartient pas...!!
Je vous met un lien sur l'artisanat en Afrique,Afrikara pour tous ceux qui s'intéressent aux arts du continent.
Et j'ai crée pour l'occasion un album sur l'Art des îles et africain que j'ai ajouté aux autres à droite de votre écran. Je n'hésiterais pas à rajouter des photos à chaque achat au fur et à mesure de mes envies besoins.
Kaay à Mayotte







































































