28 mai 2009
Kénavo...
Durant les 20 derniers jours, j'ai pris un grand bol iodé, j'ai humé la bruyère et le genêt, marché dans le sable de l'île d' Arz, découvert le tombeau de Merlin l'Enchanteur à Brocéliande, bu du cidre à la Gacilly, mangé une galette à Josselin, pris la pluie à Malestroit, écouté Sonerien Du à fond dans la voiture, et embrassé Corentin et Ambre jusqu'à ce qu'ils n'aient plus de joues.
J'ai rendu visite aux élèves d'une école du Pays de Ploermel, qui font un travail sur mon blog, via mon beau-frère intervenant cinéma. De cela, j'aurais l'occasion de vous en reparler par la suite.
On dit que la Bretagne est un pays très humide: en 19jours, je n'ai eu que deux journées de pluie, dont une à Cherbourg, en Normandie. Certes, le ciel s'est montré voilé plus d'une fois mais j'ai chopé un joli bronzage par dessus celui que j'avais déjà en arrivant. J'ai la peau tellement sèche ici que j'ai mis double dose de crème sur mon visage et j'ai toujours une petite bouteille d'eau dans mon sac, tellement j'ai soif. La Bretagne est humide, parait-il...
J'ai dévalisé les rayons chocolat de l'hypermarché, et raflé une quantité énorme de pâtés en tous genres. J'ai redécouvert le plaisir de manger des miches de pain toutes fraîches, des viandes AOC, du fromage qui sent très fort mais qui est divinement bon...
J'ai pris 18 kg, je crois, ou pas loin mais je trouverais la recette miracle pour les perdre en 24h dans tous les magazines féminins: 2 euros contre 6 euros à Mayotte, y a pas photo, je les prends tous.
Comme pour toutes vacances qui se respectent, j'ai eu le temps mais pas le temps. J'aurai voulu aller à Belle-Ile, faire un saut à la Baule, voir le port de St-Goustan, faire un tour à Concarneau, pousser jusqu'à Tréguier et sa côte de granit rose, et prendre le temps d'aller enfin à Paimpol.
Ce sera pour la prochaine fois.
Aujourd'hui, je prends le train à Rennes pour rejoindre la capitale. Je jouerais la touriste de base, numérique au point, et j'irais voir les cousines, le tonton et la soeur pour donner des nouvelles du pays.
Je vous souhaite un bon week-end à tous et à bientôt sur Mayotte.
Kaay à Mayotte
Photo prise à l'île d'Arz, lors des régates du Golfe
26 avril 2009
Lagon et sable blanc...
L'avantage sur une île est que la mer est partout; donc les plages aussi. Et il suffit de faire quelques centaines de mètres en sortant de la maison pour se retrouver les pieds dans l'eau.
Celle que je vais vous montrez aujourd'hui longe toute la commune de Pamandzi. A marée basse, on peut partir du Faré et suivre la côte jusqu'à l'aéroport sans problème.
Ce matin donc, le soleil est au rendez-vous, les alizés nous rafraîchissent juste ce qu'il faut et la couleur du lagon est magnifique.
De l'eau jusqu'au genou, j'ai mitraillé le site.
Grande-Terre en toile de fond.
C'est ou l'Amérique...??
C'est pas le tout d'admirer l'horizon mais il faut aussi regarder ou on marche...
des oursins roses,c'est pas banal ça. Tu crois qu'ils font les mêmes en bleu ??
du corail...on dirait de la cervelle, beurk...beurk pour la cervelle, pas pour le corail, hein...
une coquille de moule et mon pied...magnifique...pour montrer l'échelle. Avis aux amateurs de moules: ici elles sont grosses, ouvertes et super faciles à choper.
Un bénitier. C'est ce qu'on trouve le plus facilement sur les plages de Mayotte.
Heu l'autre...pas chiche de rester des heures dans l'eau comme ça, à Quiberon...pas chiche...!!
Cette belle promenade nous a pris deux heures de notre temps, et doucement, très doucement, on a rebroussé chemin. Oui, parce que la marée montait, qu' on était en plein soleil, et que 3 kms de marche dans l'eau, ça crève son homme. C'est combien déjà une semaine de thalassothérapie en métropole ?? nan parce que chez nous, c'est gratuit.
Kaay à Mayotte
26 octobre 2008
Mayotte photos plongée...
Un beau jour, j'ai reçu un petit mot de Gildas m'invitant à venir voir son blog "dédié à la photo sur Mayotte et à la plongée dans le lagon".
Je cliquais donc sur le lien et me retrouvais face au monde de la mer. Des photos tellement belles que je me suis sentie nager à travers mon écran. Je demandâsses donc à Gildas s'il pouvait m'envoyer une ou deux photos pour illustrer la note que je comptais faire sur son blog, et je reçu trois photos en réponse: un mérou, une tortue et une crevette que les amateurs auront reconnus.
Des dauphins, des baleines, des requins, des crabes, des crustacés en veux-tu en voilà, des insectes du Kenya, des murènes, des tortues, des noms simples et d'autres très compliqués. Des albums beaux à couper le souffle.
Je vous invite donc à aller le voir et à le mettre dans vos favoris. Cliquez ICI pour un voyage extraordinaire si vous le voulez bien.
Photos: Mayotte Photos Plongée
Kaay à Mayotte
23 septembre 2008
Et quelques dauphins...
Il est très facile de louper ses photos de dauphins. Voici ma méthode: prenez tout d'abord une mer un peu agitée, montez sur un bateau à l'équilibre légèrement précaire, puis, à l'apparition des dits dauphins, grimpez sur les boudins du zodiaque pour être sûre de pencher dangereusement tout en suivant les mouvements de l'embarcation.
D'une main, agrippez-vous à n'importe quoi qui traîne, un mât par exemple, et de l'autre, tentez de régler l'appareil-photo tout en essayant de viser juste. Appuyez quand vous pensez que la photo va être magnifique, et admirez, admirez le résultat de votre oeuvre.
On a aussi la possibilité de recycler quelques vieilles photos des années précédentes, et de voir que la méthode donne un excellent résultat, dans le genre ratage-de-photo-de-dauphins.
En fait, c'est très difficile de prendre une belle image de ces petites bêtes: les dauphins bougent constamment, c'est fou ça...!!
Ces photos ont été prises il y a deux ans, et elles font parties de mon album-photo Côté Mer, sur la gauche de votre écran. ppffiou...tout ça pour vous montrez que, parfois, il m'arrive de les réussir. Parfois.
Allez voir chez HELENE quelques clichés extraits de la photothèque personnelle de Yannick Stéphan, de Mayotte Découverte et admirez la patience et le professionnalisme du gars. Je suis trop jalouse, moi...!!.
Kaay à Mayotte
14 août 2008
Yachting-Club...
Parce que ce soir j'ai la flemme, vous n'aurez que ces quelques photos de pirogues. A vous donc d'imaginer votre destination.
Kaay à Mayotte
24 juillet 2008
La plage des Noyés...
Sur une île, la terre est entourée d'eau, forcément. Donc, il y a des plages tout autour. Logique. Certaines sont belles, d'autres moins, mais elles valent toutes le détour. La moins touristique sur Petite-Terre se trouve le long de l'aéroport. C'est la première que vous verrez quand l'avion se préparera à atterrir et la passe en S se trouve de l'autre côté.
On y accède par un chemin qui nous donne immédiatement une envie irrésistible de plonger.
Cette plage n'est pas bordée de cocotier, ni de baobab, elle n'a pas d'ombre...
...le sable n'est pas d'une blancheur immaculée comme on imagine les plages sous les tropiques...
...mais on y trouve toujours quelque chose à regarder. Et c'est sur celle-ci qu'on a trouvé nos plus beaux coquillages.
La semaine dernière, une pirogue de pécheur s'est échouée sur la plage et, dans un labyrinthe de filet, on a pû récupérer quelques morceaux qui viendront décorer ma terrasse.
Des crustacés se sont accaparés le bambou qui servait de mât, bambou qu'on a ramené aussi.
Quelqu'un m'a dit un jour qu'il n'aimait pas être à la plage, qu'il s'y ennuyait ferme et qu'il ne voyait pas ce qui distinguait une plage d'une autre. Je l'inviterait bien aujourd'hui à venir me rejoindre pour lui montrer les subtilités d'une plage...comme une autre.
Kaay à Mayotte
29 juin 2008
Chasseurs d'épices...
J'inaugure ce soir une rubrique Lecture, qui sera plus ou moins axée sur les îles. Toutes les îles. J'aime les histoires de pirates et les histoires qui se passent sur les îles. La mer sera le vecteur de cette rubrique, de l'hémishère nord à l'hémisphère sud. J'essaierais du mieux que je peux de vous faire partager mes coups de coeur et vous prie d'être indulgent sur mon sens de la critique.
Je commence cette série avec l'histoire du botaniste du Roy, Pierre Poivre qui a eu une vie pour le moins mouvementée.
Né à Lyon, d'une famille de modestes commerçants, il entre chez les missionnaires de la Croix-Rousse mais s'aperçoit vite que ce n'est pas son truc. L'Aventure avec un grand A, voilà à quoi il rève. Il part en Chine pour évangéliser Canton et Macao, mais se fait renvoyer par ses supérieurs.
Il embarque sur un navire de la Compagnie Française des Indes Orientales et, dans la bataille contre un navire anglais, perd la main droite d'un coup de boulet de canon. Il est débarqué à Djakarta et découvre les plantations de muscadiers et girofliers. Les épices sont alors une richesse fabuleuse, valant bien plus que l'or.
Pierre Poivre se met en tête d'acclimater ces épices sur l'Ile de France, future Ile Maurice, alors possesion française.
L'auteur, Daniel Vaxelaire, nous fait partager les aventures de Pierre Poivre, des déceptions jusqu'à l'anoblissement de l'émissaire par Louis XV, en passant par l'amour de sa vie, Françoise Robin. Le livre commence par l'histoire des épices, la convoitise des différentes royautés européennes qui se partageaient le monde, les nobles batailles et les coups bas, pour arriver à l'histoire même du botaniste.
De Macao à Batavia, du Timor à l'île Bourbon, de Guernesey à l'Ile de France, Chasseurs d'épices nous mène à travers les océans et nous pose quelques instants au Jardin Pamplemousse, à l'apogée des aventures de Mr Poivre.
Ce livre sent la mer, les épices, la sueur et le sang des batailles navales. Il nous donne envie de (re)voir le Jardin Pamplemousse, et la Maison Euréka à Moka. Il nous raconte la Compagnie des Indes et les Mascareignes, les gouverneurs et les pirates, les roitelets et les paysans, le courage des uns et la lâcheté des autres.
Bonne lecture à vous.
Kaay à Mayotte
15 juin 2008
coquillages et crustacés...
On croit souvent que la vie sous les tropiques est une vie de rêve. ET C'EST VRAI.
Mais de temps en temps, il est bon de rétablir la vérité sur quelques idées reçues.
Lors de nos visites en métropole, on entend souvent les gens (mé)dirent que dans les îles, on est en vacances toute l'année. Tout ça parce qu'on a les plages de sable fin et blanc, les cocotiers à perte de vue et la mer chaude à portée de pirogue.
Petit un: pour les vacances, on est comme vous et on dispose de 5 semaines de congés par an. Il est à noter que les 35 h n'ayant pas encore fait leur apparition à Mayotte, on travaille 39 h dans la semaine. Donc, on bosse PLUS que vous. Et donc, on n'est pas en vacances toute l'année.
Petit deux: les plages de sable fin et blanc. Je ne voudrais pas avoir l'air de me plaindre, mais je connais certaines plages ou les grains de sable sont suffisamment gros pour pouvoir jouer aux billes. Ensuite, la couleur du sable peut être aussi noire ou rouge comme vous pouvez le voir SUR CETTE NOTE.
Petit trois: les plages ne sont pas uniquement bordées de cocotiers... les îles ne manquent pas d'imagination à ce point... elles peuvent être également bordées de baobabs, de filaos, de manguiers, et de je ne sais plus quoi encore, mais de pleins d'autres zarbres.
Deuxième idée reçue: on se contente des choses les plus simples. Une noix de coco, un poisson péché du jour et un pagne pour se vêtir suffisent amplement à notre bonheur
Petit un: pour ceux qui ont eu l'occasion de voir un jour un cocotier en taille réelle, il ne suffit pas de regarder la noix de coco pour qu'elle tombe, il faut aller la chercher tout en haut du cocotier. C'est tout un exercice et seuls les plus agiles y parviennent. On se contente donc de faire comme presque tout le monde et on achète les noix de coco au marché à un euro les cinq.
Petit deux: pour pécher le poisson, il faut avoir une pirogue, une canne, un appât, et un bon coin. Et de la patience. Et un peu de chance aussi. C'est à votre tour, moi j'abandonne avant même de commencer.
Petit trois: pour le simple pagne, je vous laisse seulement imaginer le spectacle les jours de grand vent. J'en connais certains....je ne dirais pas les noms...je ne voudrais surtout pas voir ce qu'il y a en dessous. Oh non...
Troisième idée reçue: dans les îles, pas besoin de télé, ni d'internet, le spectacle est au bout du chemin.
Pas faux, quoique on apprécie tout de même de voir ce qui se passe dans le monde donc on a le satellite et une connexion internet. Et il y a une chose qu'on doit vous avouer. Sans jamais se lasser du spectacle mais certain dimanche, on apprécie de rester à la maison pour cuisiner, bouquiner, se reposer dans le hamac, faire la déclaration d'impôts, noter toutes les factures qu'on doit payer et ranger ce foutu bureau parce que c'est le bordel, à la fin . Buller quoi...!!
J'ai juste une anecdote à propos de la télé, si vous avez le temps. Il y a quelques années, on vivait en Martinique et à l'époque, on ne recevait pas certaines chaines sur Canal Satellite Antilles. Vint la diffusion de l'émission de real tivi, le Loft. Toute la France était à fond dedans, sauf nous, les habitants des Caraïbes qui ne savions même pas que ça existait. Les touristes qui venaient en vacances n'avaient que ce mot à la bouche: Le Loft. Quoi...vous ne connaissez pas Le Loft...?? Les gamins de 3 ans se déhanchaient sur la musique Sex Bomb, et on était regardé comme des bêtes curieuses qui ne savaient pas ce qui était le summum de la branchitude. On a vu certains touristes regretter d'avoir réservés leurs vacances à cette époque parce qu'ils ne pourraient jamais voir la fin de l'émission.
On a échappé complètement à ce raz de marée télévisuel, mais ce qui m'a marqué à cette époque, c'est la dépendance des gens à une vie qui n'était pas la leur. Ils nous plaignaient, nous qui avions les plages, le soleil et les cocotiers, ils nous plaignaient de ne pas avoir le Loft à la télé...!! Incroyable.
Quatrième idée reçue: sous les tropiques, on vit hors du temps.
Pas faux. Le stress n'a plus beaucoup d'emprise sur nous et ce qu'on ne fait pas aujourd'hui sera reporté au lendemain, sans angoisse. A part la déclaration d'impôts, faut vraiment que je m'y mette, là. Mais la réalité nous rattrape toujours: il nous faut penser aux vacances... vous vous rappelez, les cinq semaines...et demander autour de nous les bons plans pour Mada, Maurice, Zanzibar etc...Oui, on ne parle pas des petits problèmes qui vous empoisonnent la vie comme les embouteillages, le chômage, le froid. On parle de voyage, d'hôtels, d'avion et de souvenirs qu'on va rapporter de notre prochain périple. Donc, on peut dire qu'on vit hors du temps ou alors, comme le dirait très joliment une copine à moi, on a déplacé nos problèmes existentiels vers des soucis plus agréables.
Bonne semaine à tous
Kaay à Mayotte
07 juin 2008
Bleu...
Parce que parfois je suis une grosse feignasse, je me contente de vous mettre une note en couleur, sans aucun mot de ma part. L'occasion est trop belle d'inaugurer une catégorie appelée Bleu. Suivra Vert et autres couleurs au gré de ma fantaisie.
Kaay à Mayotte
19 avril 2008
Une île pour y vivre...
On a tous un rève quand on est môme. Certains veulent être pompier, d'autres astronaute, et d'autres encore huissier de justice ou notaire. Je vous l'accorde, ces derniers doivent avoir un gros problème de rève, mais après tout le principal étant d' en avoir un.
Je révais d'être riche, comment j'en savais rien, et de vivre sur une île déserte. Kaay-Robinson, c'était moi.
J'aurais une île au beau milieu de l'océan, avec une forêt et une cascade, des plages vierges de sable blanc, des oiseaux colorés et des arbres fruitiers qui me donneraient toute l'année des citrons, des oranges, des goyaves, des avocats, du fruit à pain, des noix de coco.
J'aurais des poules pour les oeufs, des iguanes parce que c'est joli, et des cabris pour le fun. Je deviendrais végétarienne parce que je ne pourrais pas me résoudre à tuer ces petites bêtes sauf si mes chiens...ah oui, j'en aurais quatre...en tuent un par accident.
J'irai à la pêche aux crustacés et mangerais des crevettes, des bigorneaux et des huitres.
J'aurais un ponton en bois qu'il faudrait que je répare un de ces jours, avec un bateau pour faire le tour de mon île. Des bougies dans des photophores éclaireront ma plage lorsque la nuit tombera et j' hésiterais tous les soirs si je prends l'apéro sur le sable ou sous la varangue abritée. Je resterais muette des jours entiers et quand le son de ma voix me manquera, je chanterais à tue-tête. Je mettrais ma musique à fond ou au contraire, j'écouterais le bruit de la jungle.
Dans les rèves tout est permis. Alors, pour le prolonger, j'imagine que je viens de gagner au Loto et que j'ai l'embarras du choix devant le nombre d'îles désertes à vendre. J'en ai vu une qui me plairait beaucoup, et pour une somme modique: 5 millions de dollars, soit 3287 euros, je réalise mon rève.
Pour les riches et pour les autres, cliquez sur PRIVATE ISLAND. On peut aussi en louer une pour la semaine, histoire de voir si le rève collerait à la réalité.. Bon week-end à tous.
Kaay à Mayotte


































































