13 mai 2008
Jeh et les calebasses...
On est toujours à la Pointe Mahabou à Mamoudzou et le soleil tape fort, très fort. Je me balade entre les stands, les artistes de cirque et la fraîcheur des sous-bois quand j'aperçois de loin un gros champignon qui m'appelle.
Jeh, (pour Jean-Henri...??) est un m'zungu au look rasta qui fait des lampes magnifiques dont le chapeau est en calebasse et le pied en graine de baobab. La hauteur fait environ 40 cm, et l'éclairage est très doux pour une terrasse ou une chambre. Il vous en coûtera 80 euros pour ses bolets en calebasse, ce qui est fort raisonnable quand on connaît les prix pratiqués par la grande enseigne Mr Bricolage qui vend des lampes affreuses made in China pour à peine moins cher.
Plus loin, un couple se prend la tête. Monsieur veut s'offrir une lampe mais Madame trouve que c'est trop cher. Elle ne sait pas regarder; elle n'a pas l'oeil et ne voit que le prix à débourser. Elle ne voit pas le travail de l'artiste, le fait-main, l'originalité, et les 10h de boulot que tout cela suppose. Elle ne s'arrête qu'au prix sans aucune considération du travail fourni. Si j'étais artiste, je refuserais de vendre à ce genre de cliente qui ne saurait apprécier un tel objet.
Jeh expose ses oeuvres à La Maison des Livres cette semaine. Pour ma part, j'ai regretté de ne pas avoir emmené d'argent et je vais rattraper cette erreur dès demain.
Numéro de téléphone de Jeh: 06.39.23.82.55.
Kaay à Mayotte
12 mai 2008
Arrête ton Cirque: le clown...
Au loin, je vois un attroupement grossir de minute en minute. Sous les rires et les applaudissements, voici Ini-le-clown qui fait le pitre.
J'avoue que je ne suis pas très clown en général. Je mets dans la même catégorie les clowneries diverses à côté du bonheur obligatoire des fêtes de Noël: sur moi, ça produit l'effet inverse. Sauf que là, je me suis laissée entraîner bien malgré moi dans le délire de l'artiste.
Ini-le-Clown fait participer le public, sans pour jamais le mettre mal à l'aise, et enchaîne les petits numéros de jonglage comme ici avec une coupelle de coco lancée à l'aide d'un jeu de ficelle. Le truc est de l'envoyer chaque fois un peu plus haut, presque jusqu'à la cîme du cocotier. L'objet retombe immanquablement dans les ficelles ( du métier...) et les Oh-Ah témoignent de l'adresse du clown. Petits et grands ont les yeux écarquillés pour ne pas en rater une miette, bouche bée pour l'expression qui est sur le point de sortir.
Évidemment, la coupelle échoue à terre au moins une fois, sinon ce n'est pas drôle. Ini-le-Clown fait la grimace, se vexe, devient arrogant: c'est pas de sa faute, c'est le vent, le soleil, tous les éléments y passent. Les enfants éclatent de rire devant sa mine déconfite et les grands applaudissent. Le clown va pleurer dans les bras d'une maman juste devant moi, ce qui déclenche l'hilarité générale. C'est la fin du spectacle sous vos applaudissements.
Kaay à Mayotte
11 mai 2008
Saïd l'artisan....
Saïd est un artiste. Un artiste de la nature. Saïd a la vie révée que beaucoup lui envie: il passe ses journées sur les plages et récupère les morceaux de bois flottés, les graines, les coquilles de noix de coco et les coquillages pour en faire des masques. Un art de la récup' à partir de ce que la mer veut bien lui donner: La Fortune de Mer.
Tantôt sérieuse, tantôt burlesque, chaque pièce est unique et, si j'avais eu l'intelligence d'apporter un chéquier, je crois que j'aurais eu des difficultés à en choisir une.
Saïd m'explique que l'artisanat malgache a pris une place prépondérante à Mayotte, au point d'éclipser totalement l'artisanat mahorais. Son but est d'aider à faire revivre cet art en montrant aux élèves, par exemple, qu'il suffit d'observer la nature et de se laisser aller dans son imaginaire. Tout est permis, tout est possible, à condition de s'en donner la peine.
La vieille blague des familles: à offrir à votre belle-mère chérie en soulignant à quel point la ressemblance avec elle est frappante.
Les masques sont au prix de 30 euros, et l' atelier est à T'Singoni, le village de la Grande Mosquée. Voici son numéro de téléphone: 06.39.25.21.30 et saluons au passage l'initiative et la créativité.
Merci Monsieur Saïd
Kaay à Mayotte
10 mai 2008
Arrète ton cirque...
Aujourd'hui, l'association Arrête Ton Cirque a investie le jardin botanique de la Pointe Mahabou pour y présenter les spectacles de rue: clowns, jonglage, acrobaties et danses. Sur l'île, on connaît bien cette assoc' qui s'est fait une spécialité de montrer ses talents en pleine rue et gratuitement. Petits et grands, tout le monde est ravi à chaque apparition. Je ferais plusieurs notes sur cette journée parce que j'ai vu pas mal de choses intéressantes;
La journée débutait à 11h et se terminait vers 20h. Je suis arrivée à 13h30, juste à temps pour voir la troupe des Blacks Lions de Tanzanie faire des acrobaties sur une estrade.
Ce n'est pas le Cirque de Pékin, mais franchement, ça vaut le coup d'oeil. L'élégance des athlètes ainsi que le rythme soutenu des exercices font que l'on est vite dans le spectacle.
Un Lion qui porte deux confrères plus un troisième Lion qui viendra s'ajouter à ça, il faut être costaud pour supporter le poids. Le dernier tombera de haut, mais avec une souplesse à toute épreuve. A sa place, je m'écraserais comme un vieux flan avarié, mais comme la nature est bien faite, c'est pour ça que je me contente de prendre des photos et d'applaudir. Notez le petit pagne aux couleurs de savane africaine...résolument tendance. Brrr....moi, j'ai pas peur des Lions.
Kaay à Mayotte
09 mai 2008
Un grand moment de solitude...
Je suis partie de bon matin à Kaweni, et ne trouvant pas de taxi, je décide d'aller à pied jusqu'à ma destination, Jumbo Score. Je me suis habillée très parisienne en vacances, jean taille basse et petit top, le tout d'une jolie couleur chocolat, avec mes tongs roses qui complètent le tout. Je me la pête grave, je suis trop belle et le premier qui m'ignore s'en prend une...!!
Je marche donc sur la route de Kawéni et au bout d'une demi-heure arrive à Majicavo, l'endroit ou sont regroupées toutes les boutiques intéressantes. Une épicerie fine a ouvert ses portes il y a quelques mois et l'occasion est trop belle d'aller voir de plus près les merveilles que l'on y trouve.
En entrant dans la boutique, je suis accueillie par le sourire de la vendeuse qui me dévisage des pieds à la tête. Le sourire se fige en voyant le bas de ma personne. Je regarde en même temps qu'elle la partie de toute son attention, et j'y vois la même chose qu'elle: mes pieds sont NOIRS DE CRASSE. La marche d'une demi-heure a entamé la beauté de mes pieds ainsi que le vernis à ongles Dior 986 Pourpre Invention qui n'a de pourpre que le nom, maintenant. A la place, une fine couche de poussière grise met tout ceci en valeur.
Le canon que je suis habituellement vient de se transformer en SDF, digne des plus belles filles de la Cour des Miracles tout juste bonne à faire l'aumône.
Fière comme je ne sais plus qui, je fais un tour dans la boutique et achète un pot de sucre à la rose de chez Fauchon. Sale peut-être mais avec des goûts de luxe.
J'avais acheté une bouteille d'eau gazeuse pour me désaltérer, aussi mon cerveau en ébullition me suggère une idée géniale: je vais me rincer les pieds en sortant de la boutique et ils redeviendront tout beaux tout propres, et mon vernis à ongles ressortira mieux ainsi.
Mettant ma menace à exécution, je suis très fière de moi et peux ainsi continuer mon périple.
Oh nooon....que je suis bête...pourquoi j'ai fait ça...la poussière s'accumule et se transforme en agglomérat de crasse sur mes tongs rose fushia...c'est malin, en plus maintenant, je ne peux plus marcher. Ben oui, vous avez déjà essayé de marcher avec des tongs toutes trempées vous...? ça glisse...!!
Je reste scotchée dans la petite flaque d'eau et quelques rares passants me jettent un oeil ahuri, comme si j'étais une bête de foire. C'est malin, c'est vraiment malin de ma part. Tant pis, sale pour sale, je continue mon shopping.
De retour sur Mamoudzou, je me dirige vers le marché ou je trouve enfin le petit panier vert anis que je cherchais depuis une semaine. Oui, mais j'ai devant moi deux touristes m'zungus qui se déchaussent avant de rentrer dans l'échoppe (qu'est-ce qui leur prend, d'ailleurs...). La vendeuse, croyant qu'on est ensemble, me fait signe d'en faire autant mais se ravise en voyant mes petits petons tout noirs. Sourire crispé de part et d'autre, je vais lui flinguer son lino si j'entre pieds nus. Oui, mais j'ai besoin des petits paniers aussi je choisis la solution intermédiaire: je lui dicte de loin ce que je veux, et elle me trouve ça en quelques secondes. Merci vendeuse.
Il me reste à rentrer à la maison, je prends donc la barge. Problème: sur la barge, on s'assoit et le pantalon remonte et les pieds se voient encore plus et j'ai la vague impression que tout le monde me regarde. C'est pas faux, tout le monde a les yeux rivés sur ma saleté. J'ai le sentiment étrange d'être une pestiférée.
La fin du calvaire arrive, et je peux enfin me déchausser à la maison. Les lanières de mes tongs ont créees une jolie arabesque de noir de saleté, aussi je file vite sous la douche, qui sera suivi d'un bon gommage, croyez-moi.
Ce grand moment de solitude aura duré toute la matinée...
Kaay à Mayotte et toute propre maintenant.
08 mai 2008
Saandati...
Saandati vend des oranges sur le marché depuis plus de vingt ans à Mamoudzou. Elle est originaire de l'île d'Anjouan et n'a jamais obtenu de visa pour vivre à Mayotte. Elle est ce qu'on appelle une personne sans papier, une clandestine.
Au gré des rafles de la Police aux Frontières, elle retourne dans son pays deux à trois fois par an, le temps de revoir la famille restée au village. Mais invariablement, Saandati reprend la mer à bord d'une barque remplie de prétendants à une vie meilleure que l'on rencontre sur toutes les mers du globe et appelée ici kwassa-kwassa.
Sa vie est donc mi-mahoraise, mi-anjouannaise et elle a ses habitudes dans les deux pays. Comme tous les habitants du monde, son pays est pour elle le plus beau et elle ne désespère pas y retourner un jour définitivement, pour y vivre une vie normale.
Mais depuis quelques temps, Saandati se sent mal; elle arrive à 72 ans et la santé n'est plus ce qu'elle était. Elle est fatiguée, ses jambes ne la soutiennent plus, et son coeur bât la chamade pour un rien. Elle a pris les herbes que le foundi lui a donné mais le mal est puissant et il persiste.
Elle demande de l'aide à Issati qui vient lui acheter des oranges toutes les semaines.
" va prévenir le policier que je suis ici et qu'il doit m'emmener parce que je suis en situation irrégulière ". Issati s' exécute et le policier, qui connaît Saandati, lui dit qu'il viendra demain matin au petit jour la chercher dans sa case.
La vieille femme rentre lentement chez elle, sur les hauteurs de Kawéni et prépare son baluchon. Vingt ans de vie sont contenus dans ses lambes. Elle distribue ses ustensiles de cuisine en noix de coco à ses voisines, elle donne son petit tabouret à sa copine et garde pour elle ses maigres économies ainsi que son livre du Coran.
Et elle attend.
A l'aube, le policier vient lui dire qu'il n'y a plus de place dans l'avion et qu'il reviendra demain.
Le surlendemain, il arrive enfin. Elle monte doucement dans le camion avec l'aide du policier. Sa copine Fatima est embarquée aussi, mais elle, elle reviendra dans quelques jours.
L' avion ne partira que demain, et elles sont donc déposées au centre de rétention de Pamandzi. Une journée de jeun est sans importance et elles ont pris soin d'emporter de l'eau pour boire.
Dans deux jours au plus tard, Saandati sera de retour sur la terre qui l'a vue naître, de retour au village de ses ancêtres, de retour parmi les siens.
Sans souci ni regret, elle regarde une dernière fois par la fenêtre l 'île de Mayotte qui l'a nourrie pendant plus de vingt ans.
Elle est apaisée, elle pourra mourir tranquille, elle est de retour au pays.
Merci à toi Saandati pour ton sourire et tes oranges.
Kaay à Mayotte
06 mai 2008
Afrique élégance...
La boutique Afrique Elégance se situe en haut de la rue du Commerce à Mamoudzou et elle fait partie des incontournables de Mayotte.
Des bijoux, des sacs, des pagnes, des objets de l'artisanat africain, ainsi que des tissus du continent, voilà ce que Aïché propose dans ses deux échoppes. La vitrine n'est pas celle de la boutique principale mais celle de Saramaya, la plus récente de ses installations.
On peut y faire faire des vêtements sur mesure avec les tissus achetés sur place. Et des tentures africaines sont installées aux murs pour donner des idées de déco. Comme pour tout ce qui est artisanal, les pièces sont uniques et si vous craquez sur quelque chose, il vaut mieux le prendre le jour même.
En direct du Mali et du Cameroun, voici de beaux exemples de l' Art Africain et il est parfois difficile de faire un choix entre toutes les étoffes et tous les objets de déco. Moi, c'est simple, JE VEUX TOUT...!!
Un petit Indigo pour la route...??
Kaay à Mayotte
04 mai 2008
L'incompétence...
On a tous des anecdotes plus ou moins heureuses à raconter à propos de l'incompétence à Mayotte.
C'est le plombier qui arrive avec sa trousse à couture en guise de trousse à outil, qui nous demande si on aurait " par hasard " un tournevis, qui s'assoit pour " réfléchir dans ma tête ", et qui repart gentiment en nous délestant de 75 euros et avec une fuite d'eau non réparée.
C'est le garagiste qui nous prend le camion pendant 3 jours pour réparer le Newman qui déconne, et qui nous le rend avec le clignotant et l'essuie-glace qui ne marchent plus. Quand on lui fait la réflexion, il nous dit d'un air ravi que' en contrepartie le Newman est réparé, lui. Ah okokok, vu comme ça, autant pour moi, j'ai rien dit...!!
C'est la couturière qui ne comprend pas que mon ourlet de jean doit être de 6cm parce que j'ai mesuré et que c'est comme ça que je les aime. Je suis priée de revenir le chercher dans deux semaines, mais il ne sera pas prêt, j'en fais le pari. Toujours est-il que six semaines après, oui parce qu'entre temps, il a fallu qu'elle attende l'aiguille qui va sur sa machine à coudre et qui doit arriver la semaine prochaine, entre-temps disais-je, mon jean favori et préféré a été raccourci de 11 cm et est devenu beaucoup trop court. Il ne sert à rien dans ces cas-là de s'énerver, le mal est fait...La couturière de mon village en Bretagne a été ravie de me voir arriver un matin avec plusieurs articles qu'elle m'a fait en deux jours tapants et exactement dans les mesures que je lui avait indiquée.
C'est l'employée de mairie qui vous fait poireauter pendant 43 min, alors qu'elle devrait être à son poste, parce qu'elle est allée voir une copine à l'hôpital. Et que si vous n'êtes pas content, vous êtes priés de revenir demain. Nan plutôt un autre jour d'ailleurs, parce qu'elle ne se sent pas bien et qu'elle compte prendre quelques jours de congé. C'est pas grave, mon passeport attendra, ça fait seulement deux mois que j'ai fait la demande.
C'est la caissière du supermarché qui compte quatre fois le même article et qui est obligée d'attendre que la chef de caisse vienne annuler l'erreur. J'ai été longtemps parano à ce propos, croyant que c'était un complot contre moi, mais une discussion avec mes copines m'a fait comprendre que tout le monde y avait le droit. Y a pas de raison...!!
C'est le journal local bourré de fautes d'orthographe ou de syntaxe, et qui prétend être écrit par des journalistes.
C'est la secrétaire médicale qui vous prend un rendez-vous pour le mardi mais qui a oubliée de le noter. Du coup, votre rendez-vous est annulé parce qu'il n'est pas envisageable qu'elle admette son incompétence erreur.
C'est le pompier qui vient vous chercher parce que vous avez un gros malaise et qui vous oblige à marcher jusqu'au camion parce que le brancard est parti avec l'autre camion.
C'est l'employée du dispensaire qui se prend pour le médecin et qui vous délivre deux comprimés de paracétamol, quel que soit le mal dont vous souffrez. Relativement efficace en cas de maux de tête, pas efficace du-tout-du-tout quand le patient souffre de traumatismes postopératoire, par exemple.
C'est le menuisier qui ne peut pas faire le tabouret que je lui demande parce qu'il n'a pas l' outil adéquat: une meuleuse, une simple meuleuse que tout bon menuisier se doit de posséder. Quand j'ai dit ça à ma soeur Corinne, menuisier de métier, elle n'en revenait pas et m'a demandé avec quoi il bossait alors...??
C'est l'employée de France Télécom qui accepte volontiers le chèque à mon nom pour payer la facture mais qui exige de voir monsieur quand je fais une réclamation parce que c'est lui le titulaire du compte. Je ferais la même réclamation quelques jours plus tard par téléphone au 10-14 et ma demande sera acceptée.
C'est le réparateur d'ordinateur qui me récupère mes données sur mon ordinateur tout pourri avant de le jeter, qui me les met sur un disque dur externe à 75 euros, et que, quand je branche ce disque dur sur mon ordi tout-bel-tout-neuf, je m'aperçois qu'il est VIDE. Je le retiens ce bâtard, un an de photo de Mayotte envolé dans les airs à cause de lui.
Il y a des fois ou je me dis que, si j'étais américaine, je m'éclaterais à envoyer au tribunal tous ces incompétents pour leur faire comprendre l'amour du travail bien fait.
Pour me bâtir en même temps une fortune qui ferait pâlir d'envie Bill Gâtes...nan, j'abuse là...mais qui en ferait pâlir plus d'un.
Il parait que le Conseil Général a besoin d'employés administratifs pour les communes de l'île. On peut postuler sans avoir à passer le moindre concours. Envoyez donc vos mensurations, pardon vos compétences et prétentions au facteur qui transmettra... dès qu'il sera rentré de vacances...
Kaay à Mayotte
03 mai 2008
Le curry...
Le curry est un mélange de diverses épices et variées: cardamone, poivre vert, curcuma, girofle, cannelle, gingembre, coriandre, cumin...liste non définie puisqu'il existe autant de recettes qu'il y a de région qui le produise.
On en trouve évidemment à Mayotte, comme dans la plupart des îles sous les tropiques. On l'achète en sachet à 1 euro sur le marché ou comme vous, en flacon de verre au supermarché.
Je suis une cuisinière très médiocre et il ne s'agit pas d'une fausse modestie. Je compense donc mon ignorance et ma maladresse par un ajout d'épices non négligeable.
Le curry, c'est simple, j'en mets partout: les pâtes, les pommes de terre, le chou-fleur, le riz, la semoule, tout y passe. Dès que je mets une casserole d'eau à bouillir, j'y ajoute automatiquement deux bonnes rasades de curry pour parfumer et pour donner une couleur dorée aux aliments.
Le poulet n'échappe pas à la règle et est mis à macérer la veille avec un mélange de lait de coco et de curry.
La vinaigrette est d'une jolie couleur or, ainsi que la purée d'ailleurs.
Et quand je fais des concombres à la crème, c'est évidemment avec une cuillère à café de curry mélangée à du Tabasco.
Cette épice a aussi l'avantage de remplacer le sel, qui a l'inconvénient de faire gonfler les tissus adipeux et nous donne l'impression d'avoir des oedèmes aux jambes.
Colorez-vous la vie et bon week-end à tous.
Kaay à Mayotte
02 mai 2008
Ma déco...
Des paniers trouvés au marché, des bois flottés qui attendaient une seconde vie sur la plage, des coquillages posés sur du sable noir au fond du vase et des souvenirs des Caraïbes comme la statue ethnique.
Des coquillages posés ça et là, une salamandre au dessus de ma tête, un tout petit bol anis pour y mettre l'indispensable poutou (piment), et le fond d'une pirogue trouvé sur la plage et rempli de nos trouvailles du dimanche.
C'est ma 200e note et je voulais qu'elle soit simplement jolie.
Bon week-end à tous
Kaay à Mayotte




















































