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Le voyage s'est bien passé. Oui, on peut dire ça comme ça. J'ai coutume de penser que le voyage commence à l'aéroport. Erreur. Il commence quand le billet d'avion est dans la poche. J'ai bien failli ne pas partir.

Maoré Voyage a bien encaissé mes sous, mais une employée pas bien maligne a annulée mon billet d'avion sans rien me dire. Comme ça, pour le fun, parce qu'elle a un grand sens de l'humour. Heureusement, la veille du départ, une intuition m'a fait passer devant l'agence et j'ai appris l'heureuse nouvelle. Annulé, comment ça ? ben...annulé annulé. Et vous ne me prévenez pas ? je pars demain matin, logiquement, comment je fais... 

Heureusement, une autre employée plus compétente a réservé à nouveau ma place d'avion, puis a demandé l'autorisation de Corsair Fly pour ma chienne, puis m'a envoyé un sms de confirmation pour me dire que, no souci, je partirais comme prévu.  Ouf.

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En compagnie de ma soeur Corinne, qui était là en vacances et qui a dû subir mes humeurs de dog ces derniers jours, nous avons fait le tour des voisins pour leur dire au revoir. Alain et Joanne, Léonce et Nathalie, Pierre et sa maman, merci à vous pour votre accueil.  Pierre m'emmène à l'aéroport le samedi matin, le décollage est prévu à 9h30. Ah non, finalement, l'avion aura deux heures de retard. Je me débrouille pour mettre la caisse du chien à l'ombre et me fâche auprès de petits mahorais qui lui envoient des pierres à travers les barreaux.  Sales gosses.

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L'attente m'aura permis de faire la connaissance de VALERIE ET GUILLAUME venus accueillir leur famille à l'aéroport.

L'avion décolle enfin. A midi. Et l'arrivée est prévue à Roissy à 2h du matin. Pas à Orly à 23h. M'énerve déjà ce voyage. J'ai pris une place en classe confort, parce que l'un dans l'autre, payer un supplément bagage pour ma grosse chienne ou voyager en classe business, ça revenait au même prix.

Je monte donc côté confort, mais tout sourire, l'hôtesse m'indique une place d'avion en éco. Mais non, j'ai payé une classe confort, je veux voyager avec les riches. Mais non, me dit l'hôtesse avec un sourire jusqu'aux oreilles, votre place est dans la bétaillère, avec les autres. M'énerve celle-là, avec son sourire et toutes ses dents. Elle en a trop, en plus.  Vous verrez ça au moment de l'escale, à Tananarive. En attendant, vous gagnez votre place AVEC LES PAUVRES.

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A l'escale, je demande poliment à la responsable de l'aéroport de tout faire pour régler mon problème. 20 mn plus tard, elle m'annonce gentiment que c'est à Dzaoudzi que le gars chargé de l'enregistrement à confondu. pff...c'est malin. Mais je suis invitée à rejoindre le salon d'attente réservé aux classes confort. L'accueil est à la hauteur, on m'offre café, thé, Champagne, tout ce que je veux pour patienter ainsi que les journaux du jour.  J'aime bien la classe confort.

Mon souci principal est le confort de Mawa, la chienne. Je corromps un agent de l'aéroport de Madagascar pour pouvoir approcher la bête dans l'avion. L'avantage avec un pays corrompu à 100%, c'est qu'on peut y faire ce qu'on veut, contre un peu de tunes.

L'agent me fait entrer dans la soute, et je peux approcher Mawa pour lui donner à boire. Contre cinq euros, je pourrais rester avec elle quelques minutes, et même fumer 3 clopes sur le tarmac. Sans oublier d'en offrir une à l'agent corrompu.

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L'heure approche de regagner nos places et je peux crâner gravement en montant du côté de la classe confort. Mais...car il y a toujours un MAIS quelque part... quelqu'un à pris ma place d'avion. Un homme charmant à été surclassé et se frottait les mains de la belle aubaine. OUI, MAIS C'EST MA PLACE.

Pendant que l'hôtesse se charge de lui trouver une place en éco, un steward s'étonne de ce que les douaniers m'aient laissés passer avec un pic à cheveux en argent dans ma chevelure d'or. Le détecteur n'a pas sonné ?  nan, et pourtant, j'ai ma boucle de ceinture, et mes clefs et...je me ravise aussitôt pour éviter de lui dire que je crois avoir laissé une pince à épiler dans mon sac à main...et rien n'a sonné. Je sens que je l'inquiète, le steward, mais en grand professionnel, il me sourit et ferme les portes de l'avion.

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On atterrit comme prévu à 2h du matin, content mais crevé. Crevé mais content. Je récupère Mawa à Roissy, personne ne viendra me donner un coup de main pour mettre la caisse sur le chariot. Chariot que je maintiens gravement du bout du pied tandis que la caisse bascule tout aussi gravement au rythme des balancements de sa queue contre les parois.

Vous savez quoi ?    je suis passée par trois douanes différentes, à Mayotte, à Madagascar et en métropole. Jamais personne ne m'a demandé le passeport ni le carnet de vaccination du chien. Personne. Les papiers n'ont jamais quittés leur petite sacoche. J'ai laissé mes deux chats sur place parce que je n'avais pas fait les vaccins à temps. J'enrage. Et vérification faite, en plus de mon pic à cheveux pour tenir ma chevelure, j'avais bien une pince à épiler dans mon sac.

Pascal était à l'heure, départ de Roissy à 3h du matin et arrivée à Redon à 8h. Juste à temps pour les croissants. Une maison bien sympa m'attend, cuisine américaine et parquet dans la chambre sous les combles. Buffalo Grill et Mac Do pas loin, je sens que je vais m'y plaire, en Bretagne.

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                                    Kaay à Mayotte